L'homme doit lire pour s'instruire puis voyager pour rectifier ce qu'il a lu

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CARNET DE VOYAGE PEROU 2017

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INFORMATIONS GENERALES :
 

PEROU : Continent Amérique du Sud

Population : 30 000 000 habitants

Indépendance : 1821

Capitale Lima : 9 000 000 habitants

Capitale empire Inca : Cuzco 350 000 habitants

Langue : Espagnol, Quechua, Aymara

Devise : Sol

Fuseau horaire : Pérou UTC -5 --- France UTC +2 (Lima 12:00 Paris 19:00)

Altitude de notre itinéraire : Lima 13m, Nazca 585m, Arequipa 2335m, Yanque 3435m, Lac Titicaca 3812m, Cuzco 3400m, Ollantaytambo 2850m, Agua Calientes 2085m, Machu Picchu 2455m

 

JOUR 1 : PARIS>>>LIMA (24/06/2017) Vol direct Air France Altitude 152 mètres 17° à 22° Distance 10500 kms Couvert

 

Voilà, c’est le premier départ de ce voyage (le deuxième sera celui d’Agnès et Camille mercredi 28 juin).

Me voici à Roissy, pour ce vol qui aurait dû avoir lieu hier, mais bon on fera avec ! Donc, maintenant, vous savez qu’il faut tout imprimer soi-même. Et évidemment pour moi ça ne marche pas, je suis reconnu par la borne mais le message me dit que mon vol a changé, oh, encore ! Bon, j’abandonne la borne tactile et vois une hôtesse qui est au filtrage. Elle me dit qu’il faut imprimer les étiquettes de bagages, et comme ça ne marche pas, elle m’envoie au comptoir n°7, juste à côté. Il y a 5 pupitres ouverts et zéro passager, du coup en 1 minute, c’est fait, poids de la valise 13,4 kgs. On décolle à 11h07, tout va bien à bord de ce B777-300 de 468 passagers !

Le vol sera somme toute normal, un repas simple avec un apéritif offert, un planteur en mignonette ! On aura un goûter avant le posé aussi. Ce vol va durer 11h55, on passera verticale Georgestown, capitale du Surinam. Survoleront une partie de la forêt amazonienne, où j’apercevrai plusieurs grands fleuves qui serpentent. A 30 minutes de l’atterrissage, la vue extérieure est vraiment belle, des chaines de montagnes enneigées et un relief chaotique à souhait ! Dernier virage au-dessus de l’océan, et on voit très bien la présence du « garùa », cette brume humide et persistante, très fréquente sur cette côte du Pacifique. On est en finale, et atterrissage. Il est 16h00 et il fait 22°.

Je passe l’immigration, nous sommes 4 vols en même temps, il y a vraiment beaucoup de touristes, j’aperçois des passeports allemands, espagnols, chinois, français etc, je récupère mon bagage soute.

A la sortie, un taxi avec mon nom doit être là, ah oui il y a pas mal de pancartes çà et là. Je ne trouve pas de suite, puis je vois mon nom, cool. Mon taxi va m’emmener jusqu’à la maison d’hôtes « chez Elisabeth », un hébergement qui m’a été recommandé par une voyageuse belge, il y a quelques mois.

20 kilomètres en tout, les premiers quartiers sont un peu délabrés, la circulation est dense, très dense, ça vient de droite puis de gauche, bref dépaysement total assuré ! Je vois de suite que 9 voitures sur 10 sont coréennes ou japonaises, rien de français ici en 4 roues, on est encore largué de ce côté-là !

Après 40 minutes environ, on arrive bien au 265 parque norte, quartier San Isidro. Elisabeth est là, et m’accueille chez elle dans un très bon français. Ce qui est bien ici, c’est que les terminaux de bus sont à 10 minutes à pied !

Je me pose un peu dans la chambre, il est 18h00 et donc 01h00 à Paris, la fatigue se fait sentir. J’ai quand même un peu faim et curieux d’aller à pied à l’extérieur !

Elisabeth me dit qu’à 10 minutes, il y a quelques restaurants, je sors puis à droite, puis à gauche pendant 5 minutes, puis à droite sur une grande artère. Je m’exécute, il est 18h30 et il fait quasiment nuit, il fait très bon dehors, environ 20° et pas de vent. Je tombe sur un restaurant chinois qu’Elisabeth me déconseilla, puis sur un autre. Le quartier est très résidentiel et sécurisé, je croise des policiers et policières, à vélo, qui me saluent. Il y a pas mal de banque ici, et des concessions de voitures flambant neuves. Elisabeth m’a parlé pour manger un peu péruvien de chercher le poulet à la braise, et toc, je passe devant un restaurant, où j’aperçois des poulets embrochés qui tournent allégrement ! Il s’appelle « caravana », très bien ici, on m’apporte la carte, super la boisson nationale qu’il faut tester, le « pisco sour », une boisson également revendiquée par le Chili. Excellent !

Allez c’est parti, un ¼ de poulet braisé, frites, salade césar incluse, avec 2 sauces : 5,75€, et 4,50€ pour la boisson.

Je rentre tranquillement à pied, il est 20h00 (03h00 à Paris), je suis naze !

Vais allez au dodo, je demande à Elisabeth de me servir le petit-déjeuner à 07h00, avec le jetlag, ça va le faire ! Bonne nuit !

 

JOUR 2 : LIMA>>>NAZCA (25/06/2017) Bus Altitude 565 mètres 15° à 22° Distance 452 kms Soleil

 

Comme prévu, je suis au petit-déjeuner à 7h00 dans la salle à manger au rez-de-chaussée. C’est plutôt austère, bizarre, Elisabeth est aussi pas très conviviale. Bref, elle me sert un café, jus d’orange pressé, 4 biscotes, du miel et du beurre. Pour 2,50€, ça ira bien. Je suis seul, pas d’autre locataire actuellement. Je reste seul à manger, bof l’ambiance. Elisabeth revient pour me dire comment aller à l’océan et au quartier Miraflores, elle donne pas mal d’info, comme un marché typiquement péruvien. Je range quelques affaires pour ne pas à avoir le faire tout à l’heure à mon retour. Je repasserai pour récupérer ma valise à midi (mon bus étant à 13h15 et à 5 minutes à pied de chez elle).

Avec les indications de mon hôte, je vais à pied à la station du metropolitano, il s’agit de bus qui ont des voies réservées. Je le prends à Javier Prado et descend à Ricardo Palma. Puis à pied, traverse le quartier de Miraflores, qui ressemble bien à l’Europe. Bon à 8h00 du matin, il n’y a pas encore grand monde. Je descends ensuite le boulevard José Larco jusqu’à l’océan Pacifique. Je vois des bureaux de change, je verrai cela sur le retour. Arrivé à l’océan, la vue es vraiment belle, on est en fait sur une falaise qui domine la mer. Je prends quelques photos, et trouve une connexion Wi-Fi  gratuit au centre Larcomar, sorte de mall avec restaurant e boutique de marque très connue.

Le temps de faire la publication de la journée de hier, et que Agnès en transfert plusieurs fois sur FB.

Le temps passe, je rentre tranquillement par Miraflores. Je m’arrête à un bureau de change, j’ai du $ canadiens, des £ sterlings et des couronnes suédoises. Ah voilà qu’elle me change mes $ en 30 pièces péruviennes ! Euh, vous n’avez pas des billets dans mon espagnol approximatif. Elle me dit non, du plus les billets suédois, elle a fait des yeux gros comme ça ! Je repars, 50 mètres à peine, un autre bureau, ah ici pas de souci, même si la suède, elle appelle ça « suissa », j’ai peur qu’elle pense à la Suisse. Non, tout va bien, je change les 3 monnaies que j’ai, en soles, et dans un taux meilleur que la précédente !

Je poursuis, arrive au parque Kennedy, agréable endroit où des cireurs de chaussures s’attèle à frotter fort. Juste à côté, la roue est réquisitionnée pour des activités festives de rue, sont en forme les péruviens et péruviennes.

Presque arrivé à la station pour rentrer vers Javier Prado, je vais voir le marché, que m’a indiqué Elisabeth, wha c’est du local, absolument typique, à faire si vous y allez ! En rentrant, une petite faim se fait sentir, j’achète un genre de chausson à la viande dans une échoppe de rue à 2 soles (0,55€) et une bouteille d’eau. Quelques 250 mètres, et je récupère ma valise et vais à pied à la compagnie de bus que j’ai choisi, la « cruz del sur » (la croix du sud). J’avais imprimé à la maison mon billet, du coup je passe directement à la dépose bagages. Il s’agit d’un petit terminal où tout est bien organisé et fonctionnel. Il y a du Wi-Fi gratuit. 13h05 embarquement et 13h15, le départ est effectué, super à l’heure ! Les bus des compagnies qui sillonnent l’Amérique du sud, sont d’un très grand confort, de type « buisness » dans un avion, télé individuelle, siège inclinable à 160°, repas servi à bord, mes 7h30 vont passer vite jusqu’à Nasca ma destination de la journée

On sort de lima par le sud et la route panaméricaine, les faubourgs sont très pauvres à voir les habitations, on est très rapidement dans une zone désertique, semi-volcanique, rien ne pousse ici sans eau, d’ailleurs il ne pleut quasiment jamais ici !

On longe assez souvent l’océan, des pélicans nous accompagnent, quelques maisons et plages.

Nous traversons la ville de Pisco, puis premier arrêt Paracas (où j’aurai dû faire étape hier…), on repart deuxième stop à Ica, puis arrivée tardive à 20h55, Nasca. Depuis le bus, j’aperçois mon hôtel à 200 mètres du terminal, 21h10 je suis dans ma chambre !

Le temps de me poser, puis je ressorts pour manger, à 50 mètres, il y a un resto qui semble bien tourner, c’est pas mal ici, sur place ou à emporter. Je m’installe et commande un plat et une grande bière. Brochette frites salade pour 6,85€ et la grande bière (620ml) à 2,30€. Whaaa ici ils vendent le pisco sour au litre, bon j’attendrai Agnès pour une telle quantité !

 

JOUR 3 : NAZCA (26/06/2017) Altitude 565 mètres 15° à 28° Distance 0 kms Soleil

 

J’espère que cette journée va être la hauteur de ses visites. Bien sûr, ici à Nasca, il y a les fameuses lignes ou appelées aussi géoglyphes, ce qui amène nombre de touristes, mais je vais essayer d’en faire un peu plus dans la région.

Pour commencer, un peu d’histoire, avant d’être une région ou une ville, Nasca est une civilisation plus ancienne que les Incas eux-mêmes. Egalement, ici le climat est aride, ce qui contraste avec Lima, il y fait 10° de plus en moyenne. Il ne pleut ici que 5 millimètres d’eau par an. On aperçoit depuis la ville des dunes de sable de 1300 mètres !

Je suis à l’hôtel et à 6h30 pour le petit-déjeuner buffet très simple. J’attends que l’agence touristique de l’hôtel ouvre pour réserver le survol si attendu. Il est 7h20, à l’agence, ils ont déjà mon nom d’enregistré, c’est parfait. 80$ plus loin, je n’ai plus qu’à attendre 8h00, heure du RDV pour le départ.

A savoir qu’une brume pernicieuse est aussi présente ici, et empêche souvent les avions de décoller. Bin ça sera mon cas, vol reporté à 11h00.

Et bien en attendant, j’en profite pour faire autre chose, je pars visiter avec un guide (Carlos), les canaux et aqueduc de Cantalloc. Il s’agit de constructions anciennes de la civilisation Nasca, qui permettait acheminer de l’eau, si rare ici, à la ville. Ils fonctionnent encore et irriguent les cultures de la vallée au milieu de cette zone désertique. Avec le même ticket, le guide (Carlos) m’emmène sur des ruines Incas à proximité de la ville, « Paredones ». Pas impressionnantes comme à Cuzco, mais déjà un avant-goût. Et on finit à seulement 1 kilomètre, pour voir à pied mon premier géoglyphe, « El Telar », il est gigantesque, il s’agit d’un triangle.

Retour à l’hôtel, pour partir cette fois en avion pour le survol qu’il ne faut pas manquer ici !

Il est 11h00, 3 français m’accompagnent. A l’aérodrome, tout est bien organisé. On décolle à bord d’un Cessna, vol de 35 minutes de pure extase !!! A droite, à gauche, explication dans le casque, on voit tout très très bien !!!Que dire !!! Ça secoue bien, mais pas malade, contrairement à la petite ado à bord.

Un mot sur ces fameuses lignes, il y en a environ 1000, dont une centaine représentant quelque chose de connu, une trentaine sont très nettes. Elles sont relevées en 1927 par un péruvien mais non étudiées. Puis un américain les survole en 1939, et elles seront vraiment étudiées par une allemande qui migra ici toute sa vie. Le site est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

De retour à l’hôtel, je me pose pour réaliser, mais ce n’est pas facile, c’est unique !

Je vais manger un bout en ville et repart à 15h00, toujours avec Carlos, cette fois direction un lieu qui m’a été recommandé par les Jojo , des amis voyageurs, je vais à la nécropole de Chauchilla. Il s’agit d’un cimetière pré-inca autrement dit, de civilisation Nasca. Des tombes à ciel ouvert où reposent des corps momifiés, certaines avec des chevelures de plus de 2 mètres, des poteries, des coquillages, elles auraient 2000 ans environ, lieu découvert en 1901. C’est assez impressionnant, le tout dans un décor lunaire ! Le détour vaut le coup. Sur le retour, Carlos me propose d’aller pour terminer sur un site peu connu, la pyramide et le temple Cahuachi, on prendra une piste de 16 kilomètres. On est littéralement entre pierres et sable, il n’y a rien ici, impression lunaire bis mais en pire !

On arrive au site en 1h20. Il y a d’autres pyramides et temples mais non découvert à ce jour. 30 ans de fouilles pour faire sortir cette pyramide en terrasse !

Sur le retour qui va être aussi long, Carlos coupe (on est en 4x4) à travers des « rio » à sec, des « pueblo » sans âme, chiens errants carcasses de voiture, 4 ou 5 habitant, ambiance western assurée. J’ai même cru que nous étions mal à un moment, pour dire on arrive à sortir par un petite rivière, ça passe, bref on arrive à l’hôtel à 18h45 !

Après ce périple sans nom, enfin si cette région à un surnom, qui après mon après-midi aventureuse, prend tout son sens : la « pampa arida » !

 

JOUR 4 : NAZCA>>>AREQUIPA  (27/06/2017) Altitude 2335 mètres 9° à 24° Distance 566 kms Soleil

 

Hier soir à 22h45, j’ai pris un bus de la même compagnie « cruz del sur » et atteint Arequipa à 8h00 ce matin. Nuit confortable sauf la conduite du chauffeur, beaucoup de freinages brusques ! Bref, je sors du terminal avec un beau mal de tête. Je prends un taxi à l’intérieur du terminal, ils sont officiels. Il m’emmène à mon hôtel plein centre, pour dire je suis à 100 mètres de la « plaza de armas ». En Amérique du sud, la quasi-totalité des grandes villes ont une place de ce nom symbolisant, le centre historique et le lieu de passage de tout le monde.

A mon hôtel, je prends une aspirine et 1 heure plus tard ça va bien mieux. Pour l’instant, je ne ressens rien par rapport à l’altitude, il fait très bon, bientôt les 20°, le soleil est assez puissant à cette altitude.

Allez, c’est parti, cette ville coloniale est superbe, ça se voit à peine le centre historique franchit. J’arrive sur la « plaza de armas », elle est carré comme d’habitude, 3côtés sont des arches avec boutiques de souvenirs et restaurants. Le 4ème côté, il s’agit de la cathédrale, dans un de ces coins, il y a aussi la « campaña » datant du 17ème siècle.

Je longe un des côtés dans le prolongement de la rue de mon hôtel, et arrive en 2 minutes à peine, au clou de cette ville, tout le monde en parle. Le monastère Santa Catarina, l’entrée semble un peu chère, 40 soles, mais cela vaudra le coup sans souci. Le plan du monastère en plusieurs est inclus, ensuite un guide personnel est possible en supplément. C’est vrai qu’il est magique ce monastère avec ses couleurs ! Ancien couvent dominicain, datant de 1579, pendant 400 ans, il abritât 170 nonnes et 300 esclaves d’Afrique. Ils vivaient reclus sans autorisation de sortir. Les religieuses venaient souvent de riches familles d’Espagne. Aujourd’hui, une partie du couvent est privée, et abrite encore 15 religieuses. Depuis 1985, elles ont droit de sortir et de parler, grâce à la levée de cet interdit par le pape Jean Paul II lors de sa visite de la même année.

Il est 12 h25, je vais allez manger quelque chose. Parfait chez Martin’s Pollo, ¼ poulet frites salade boisson, 4,40€ (pour la boisson ça y est j’ai testé le Inka Cola…comme un bonbon liquide pétillant bof) Je me dirige ensuite vers un marché très typique et très fourni, vous verrez les photos, ou le choix de pomme de terre fait pâlir, le Pérou en produit 4000 sortes, et exporte énormément. Aussi, on trouve des quantités de fruits, et un espace Smoothie étonnant : marché San Camilo.

Sortie nocturne ensuite, il parait que la ville est toute éclairée. Superbe ville et coup de cœur.

Dans la journée, j’ai eu mon Tours Opérator pour demain, ils me récupèrent à 7h30 à l’hôtel et je reste avec eux 2 jours, la suite >>> Canyon du Colca, vigognes, impalas, condors, altitude etc etc

 

JOUR 5 : AREQUIPA>>>YANQUE  (28/06/2017) Altitude 3435 mètres 9° à 18° Distance 168 kms Soleil

 

Aujourd’hui départ pour le deuxième plus profond canyon du monde juste derrière celui du Cotahuasi (Pérou), pour info le grand canyon dans le Colorado est 2 fois moins profond. Ici, la profondeur est de 3400 mètres. En parallèle de cette journée, Agnès et son fils, sont à Roissy, ils enchaînent Paris>>Miami>>Lima>>Juliaca. Je les retrouve donc demain soir sur les bords du lac Titicaca.

Après un petit-déjeuner très bon sur le toit de l’hôtel, mon Tour Operator me récupère à 8h10. Nous sommes un petit groupe de 7 personnes dans un mini-van de bon confort de 15 places. Direction donc les montagnes de la cordillère des Andes. Ça monte doucement mais surement, le guide nous fait les commentaires, et propose à tout le monde de mâcher des feuilles de coca pour lutter contre le mal de l’altitude, je m’exécute et pendant 5 minutes, je mâche uniquement, ensuite il faut boire de l’eau. On arrive à des refuges pour faire des haltes, et là rebelote, cette fois une infusion aux feuilles et plantes de coca, tout le monde en prend, donc je fais pareil, ce n’est pas mauvais avec du sucre, une tisane en fait.

On atteint rapidement un plateau à 4000 mètres, où vivent bon nombre de vigognes, c’est vrai il y en a partout. Il fait frais dans les 14°. Quelques vendeuses au bord de route proposent des souvenirs. On continue par cette route unique, empruntée par de nombreux camions. Ça monte toujours pour arriver au sommet du col à 4910 mètres. On fait de nouveau un stop, en sortant du véhicule, j’ai eu un vertige (PAP aide moiiiii), puis cela disparait, drôle d’impression. On est là aussi sur un plateau entouré de 5 volcans, dont un très actifs, de la fumée est très largement visible.

On observe une végétation fait d’herbes diverses, où broutent nombreux lamas et alpagas, il y a quelques fermes qui en élèvent pour le lait et la fourrure. On voit aussi de la neige en bordure de route.

On va redescendre un peu, vers les 3650 mètres et s’arrêter pour déjeuner à Chivay, il y a une quinzaine de villages dans cette vallée, ils furent bâtis par les indiens Collahuas, une civilisation de 1000 ans antérieur aux Incas. Le village est petit, les routes peu goudronnées, on voit des enfants aller à l’école, et surtout beaucoup de femmes habillées avec des vêtements traditionnels très colorés et coiffées d’un chapeau aux larges rebords.

Il est 15h00, le guide me dépose à mon hôtel dans le village d’à côté nommé Yanque. Un hôtel tenu par Emmanuel qui vit ici depuis 20 ans avec sa femme péruvienne. (Regardez sur internet, c’est le top !) Voilà je suis assez fatigué, j’ai eu un mal de tête récurant, donc repos total. Dans la chambre, couette polaire, chauffage, et 2 couvertures andines.

Fin de soirée au restaurant de l’hôtel, au menu pour moi, de l’alpaga, jamais testé ! Et un pisco sour !

Mais aussi, quelque chose que je ne pensais pas voir ! Comme dit plus haut, Emmanuel a fait ici un observatoire astronomique, il a construit une coupole et possède un télescope puissant qui vient des États-Unis. Déjà, il faut savoir que la région se prête énormément à l’observation des étoiles, à l’œil nu, elles sont très lumineuses, la voie lactée est visible sans souci ainsi que Jupiter et Saturne. Ensuite on est monté au télescope, à l’œil nu, on voit une dizaine d’étoiles dans la même zone, au télescope, on en voit pour la même zone, environ 500 ! Mais bien sûr, le clou sera Saturne au télescope, je ne pensais pas voir cela un jour. A mon avis, Je ne pense pas voir les anneaux de Saturne, Emmanuel me dit : « mets ton œil la dedans » ! Oh la vache, 3 anneaux sont visibles, fascinant !!! Quelle journée !!!

Emmanuel est le seul au Pérou à posséder un télescope privé. Pour la petite histoire, l’observation et l’étude du système solaire commença à Arequipa, les américains envoyèrent pendant 40 ans, de 1890 à 1930, des physiciens et scientifiques ici.

 

JOUR 6 : YANQUE>>>LLACHON  (29/06/2017) Altitude 3800 mètres 6° à 20° Distance 294 kms Soleil

 

Aujourd’hui journée intense, pour plusieurs raisons, déjà au moment où je me lève 5h00, Agnès et son fils sont posés à Lima en provenance de Miami, ensuite c’es mon anniversaire, ½ siècle aujourd’hui, puis ça sera des retrouvailles originales ce soir sur les bords du lac Titicaca.

Avant tout, j’ai encore une journée assez chargée.

Après le petit-déjeuner, à 6h30 à je suis récupéré par le mini-van, on s’arrête de suite au village, à la place centrale de Yanque. L’église coloniale est superbe, beaucoup de personnes en costumes traditionnels, mais il faut savoir qu’ils sont habillés comme cela tous les jours. Des petites filles costumées aussi, dansent au centre de la place, superbe !

On reprend la route vers le canyon de Colca, afin notamment d’y observer des condors, et profiter de paysages à couper le souffle !

On arrive à la « croix du condor », un  mirador bien connu, le canyon est si profond que l’on ne voit pas la rivière en bas. Mince pas de condor ! Enfin si, un ou deux posés et loin, puis finalement le spectacle arrive : « El condor pasa ». J’ai la tête et l’appareil photo qui n’en peuvent plus, grandiose, une bonne vingtaine de condors nous survolent.

On va ensuite s’arrêter à plusieurs mirador pour observer un paysage superbe, avec en fond un volcan qui est en éruption : le « Sabancaya ». En route, on s’arrête au village de Maca, quasi détruit par un tremblement de terre en 1991, avec une église superbe et de nombreux vendeurs de souvenirs, et alpagas domestiqués. Ici et dans la région, ils bon nombre de sources chaudes ce qui prouve une activité sismique importante.

On redescend ensuite à Chivay pour déjeuner. Suite à ça, je comprends qu’il va falloir repasser à Patapampa, à 4910 mètres, pour se mettre sur ma destination de ce jour : Llachon.

On observe de nombreux lamas, alpagas et vigognes. On va traverser de longues steppes quasi désertiques et des lagunes où des flamants roses pataugent, pendant 5 heures. Les sommets enneigés de la cordillère des Andes nous accompagnent aussi.

Pendant ce temps, Agnès et son fils sont à Llachon depuis longtemps, leur avion en provenance de Lima pour Juliaca s’est posé à 12h40, je devrais arriver vers 21h00 !

A mon tour, j’arrive à Puno à 19h00, un taxi doit m’attendre pur m’emmener chez Felix, notre hôte à Llachon, 1h30 de route ! Il est 20h35 quand j’atteints par des routes défoncées et quasi impraticables, la maison de Felix. Voilà, on se retrouve tous, un peu patraque à cause de l’altitude, ici 3840 mètres ! Il ne fait pas chaud, 10° environ, rien n’est chauffé mais on a par lit, 5 couvertures en alpaga, vivement demain.

 

JOUR 7 : LLACHON>>>Lac TITICACA  (30/06/2017) Altitude 3840 mètres 5° à 20° Distance 0 kms Soleil

 

Le jour se lève doucement ici face au lac, avec cette vue à tomber depuis la maison de Felix, on domine de 40 mètres le lac. Endroit coup de cœur assuré, c’est vrai que c’est paumé, la route pour y venir est difficile, mais venez-y ! De plus l’accueil de Felix et de sa famille est extraordinaire, comme nous sommes isolés (pas de wifi ici), sa femme prépare à souhait petit-déjeuner, déjeuner et dîner, comme bon vous semble. La salle de bain est à l’extérieur avec eau chaude, Felix a tout installer avec des panneaux solaires, il a de l’électricité depuis 17 ans quand même, et de l’eau potable depuis 10 ans environ.

Petit-déjeuner face au lac, avec café, thé, lait, maté de coca, crêpes, et beignets prépares par madame Felix !

Hier soir tous un peu malade, Felix nous a donner diverses plantes pour nous aide à supporter l’altitude, bref ce matin ça va beaucoup mieux, on est prêt pour 2 balades.

Première sortie  pied, juste en bas de la maison de Felix, c’est sauvage, et il y a une plage de 800 mètres environ. On discute avec un pêcheur, on est vraiment au bout du monde ! Il fait environ 20° au soleil.

Retour  la casa de Felix, où sa femme nous prépare des truites grillées !

Il est maintenant 13h00, et Felix nous a réservé la sortie en bateau pour une destination unique, les îles flottantes habitées « Uros ». Le gros avantage de le faire depuis chez Felix, c’est que nous allons débarquer sur une île isolée loin, très loin, des 1900 îles qui sont plus près de Puno et tout de même envahies par les touristes. Nous sommes seuls dans l’embarcation et seront seuls sur une île habitée par 2 familles, regroupant 22 personnes. La superficie de cet îlot est d’environ 350 mètres carré. 8 à 9 maisonnette y sont construite, ils possèdent une embarcation, pour la pêche, cueillir du roseau, et emmener les enfants à l’école. En fait, l’îlot est composé de 1 mètre de branche conglomérées et de 1 mètre de roseau appelé « totola ». Ce même roseau qui sert de médicament et de nourriture, que nous avons goûté sur place. 3 activités occupent ces habitants du lac Titicaca, la pêche, la chasse et l’artisanat. Expérience déjà inoubliable, de partager avec cette famille quelques moments forts !

 

JOUR 8 : LLACHON>>>CUZCO  (01/07/2017) Vol direct Latam Altitude 3400 mètres 5° à 22° Distance 350 kms Ensoleillé

 

Aujourd’hui, c’est l’au revoir à la famille de Felix, c’était extraordinaire !!! Dernier petit-déjeuner, et il est temps de prendre un taxi, appelé par Felix, pour rappel, nous étions dans un endroit très reculé, accessible par des pistes parfois.

Direction l’aéroport de Juliaca, pour un vol local jusqu’à Cuzco, capitale de l’empire Inca. Nous sommes sur un vol avec la compagnie Latam, nous observerons les paysages superbes montagneux.

Atterrissage Cuzco à 14h00, on prend un taxi pour 20 soles (6€) et nous sommes dans le centre historique à l’Hostal Casa Elena, et donc nous avons du Wi-Fi pour vous conter tout cela !

Voilà, on est posé chez Elena et Yves, très central à 50 mètres de la rue Hatun Rumiyoc, cette rue Inca aux pierres parfaitement taillées et ajustées. Un petit tour rapide vers la plaza de armas, il fait déjà nuit. On trouve quasiment en face de notre hôtel, un petit restaurant local, 2 pisco sour, 1 coca, 3 plats de poulet/frites, 3 salades : 68,50 soles= 19,50€

 

JOUR 9 : CUZCO >>>CHINCHERO>>>MORAY>>>MARAS>>>CUZCO (02/07/2017) Altitude 3700 mètres 3° à 19° Distance 145 kms Ensoleillé

 

Ce matin, départ pour une partie de la vallée sacrée des Incas, vers Chinchero, petit village où l’artisanat du textile est très répandu. Une bonne explication dans une boutique, avec un maté de coca offert.

Poursuite vers le site de Moray, il s’agit d’un ingénieux système de terrasse de recherches agronomiques Inca. Découvert en 1932, ce sont des sortes d’amphithéâtre creusés dans 3 petits cirques. La forme permet d’observer différentes températures, en plus chaud et en haut plus froid, permettant des cultures agricoles adaptées.

Puis direction les salines de Maras, il s’agit ici d’environ 3600 bassins de sel cristallisé, ils sont alimentés par une rivière salée. Seules les familles de Maras y travaillent. Ces bassins en terrasse datent de la période pré-Incas, et sont toujours en activité.

Retour à Cuzco, pour une balade dans le quartier historique.

 

JOUR 10 : CUZCO >>>CHINCHERO>>>URUBAMBA>>>OLLANTAYTAMBO>>>AGUAS CALIENTES (03/07/2017) Altitude 2050 mètres 3° à 19° Distance 130 kms Ensoleillé

 

Journée riche en transport, on quitte Cuzco à 10h00 en mini-bus pour rejoindre Ollantaytambo, et prendre notre train à 13h27. 1h50 de route dans la vallée sacrée des Incas nous charge déjà en émotion. Nous passons de 3400 à 2800 mètres jusqu’au village pour prendre notre train. Un train mythique, un train cher, le plus cher du monde au kilomètre parcouru. Mais la balade de 1h3 vaut le détour, les paysages sont somptueux, on longe le « rio vilcanota », quelques maisons, des ruines Incas parfois, nous sommes en pleine montagne. Pour en avoir une image, rappelez-vous cette publicité mythique pour du café colombien avec cette musique si andine bien connue, ou encore l’émission « des trains pas comme les autres », voilà vous y êtes ! A savoir qu’il y a 4 classes dans ce train, de la moins chère à la plus chère, Niveau Expedition, Niveau Vistadome, Niveau Hiram Bingham (du nom de l’américain qui a découvert le Machu Picchu le 24 juillet 1911), Niveau Andean Explorer (couchette). Nous sommes en Vistadome pour cet aller, c’est très confortable et goûter servi à bord inclus. Comptez environ 70$ à 150$ par personne pour un aller dans cette classe, cela peut monter à 550$ pour la classe Hiram Bingham et plus encore pour la dernière en couchette !

On arrive à 15h05 au village Machu Picchu ou encore appelé Aguas Calientes, un village construit de toutes pièces pour les départs vers la cité Inca du Machu Picchu. Il y a des dizaines d’hôtel, des dizaines de restaurants, des milliers de touristes du monde entier ! Petits chiffes, 1 millions de visiteurs par an soit 2730 par jour, toutes les nationalités sont représentées.

On sort de la gare, on doit traverser une sorte de marché de souvenirs, des dizaines de boutiques. On arrive enfin dans la bourgade, et on trouve notre hôtel, bien placé à 20 mètres de la vente des tickets de bus pour demain monter au Machu Picchu, et aussi à 50 mètres du départ des  bus, début des rotations à 5h30, puis toutes les 10 minutes, ça sera pour demain matin. Pour info, ticket de bus à 24$ par personne, pas trop le choix, sinon c’est 8 kilomètres à pied avec un dénivelé de 400 mètres !

A demain…

 

JOUR 11 : AGUAS CALIENTES>>>OLLANTAYTAMBO (04/07/2017) Altitude 2780 mètres 11° à 22° Distance 54 kms Ensoleillé

 

Aujourd’hui, c’est LA journée du voyage ! Réveillé par la sonnerie du portable  4h30 comme prévu, je jette un oeil par la fenêtre de la chambre, eh bien oui, la queue pour prendre les bus et monter au Machu Picchu fait déjà 200 mètres. Ni une ni deux, on s’habille, on descend, on zappe le petit-déjeuner, mais la dame nous fait 3 sandwichs et nous donne 3 bananes. Le temps de tout cela, on se met dans la queue, on doit être dans les 500 premiers, sachant que pour cette demi-journée seulement 2500 personnes accèderont au site Inca. (Avant 2500 pour la journée, maintenant 2500 le matin et 2500 pour l’après-midi, et ceci depuis le 1er juillet 2017).

Il est 5h45 et notre bus démarre, les bus démarre à 5h30 et ensuite un toutes les 5 minutes. On arrive à l’entrée du site vers 6h20, on refait la queue, tickets et passeport obligatoire en main, petit sac à dos, aucuns grands sacs ou valises ne sont autorisés sur le site. On passe assez vite, nous marchons encore quelques mètres, nous montons de nouveau une centaine de marches, et voilà, le site est devant nous, ouvert à nos yeux qui prennent la totalité de notre visage ! Imaginez-vous cette vue de dingue ! ON Y EST !

Il est 6h40 ! Je ne rajoute rien les photos vont parler d’elles-mêmes…..

3h30 de marche dans le site, ça monte ça descends, autant vous dire que cela est assez physique. Il est 10h10, voilà ça c’est fait ! (A savoir que l’on peut sortir du site et ré-entrer une seule fois).

On reprend le bus, et nous sommes de nouveau à Aguas Calientes, il est 11h00. Notre train des Andes pour Ollantaytambo, notre destination de ce soir est à 14h55, le temps de se poser à l’hôtel qui a garder notre petite valise. Sachez que nos 2 autres valises sont restés à Cuzco à l’hôtel que nous retrouverons que demain soir. (Inutile donc de vous trimbaler tous vos bagages jusqu’à Aguas Calientes, les hôtels de la vallée gardent vos bagages sans souci, prenez le minimum pour une nuit).

Il est 16h25, nous arrivons à Ollantaytambo, nous remontons depuis la gare à pied vers le centre de cette bourgade jolie à souhait ! C’est déjà un coup de cœur, nous sommes très content d’avoir choisi d’y faire escale, un simple tour à pied ce soir, ne nous laisse indifférent ! Des dizaines de ruelles aux murs Inca authentiques, d’ailleurs c’est la seule ville du Pérou qui à garder le tracé Inca des rues !

P’tit resto et apéro Pisco Sour bien sûr pour ce soir.

 

JOUR 12 : OLLANTAYTAMBO>>>URBAMBA>>>CHINCHERO>>>CUZCO (05/07/2017) Altitude 3400 mètres 5° à 22° Distance 76 kms Soleil

 

Retour  Cuzco aujourd’hui, mais avant cela, petite balade dans notre village d’Ollantaytambo, cela vaut le détour. Des ruines Inca et une forteresse à visiter. Déjà bonne balade  pied dans les ruelles de ce village, on s’incruste souvent dans les cours des maisons, on y vend tout plein d’objets et souvenirs, on peut même manger ou boire.

De façon insolite, dans une de ces maisons vivent de nombreux cochon d’inde, c’est une nourriture très appréciée des péruviens, comme nous les lapins, ils sont à même la boutique ou dans des clapiers.

3 canaux d’eau irriguent les habitations, c’est superbe.

La forteresse est impressionnante, elle couvre un pan de montagne d’environ 800 mètres, c’est ici que les conquistadors essuyèrent une défaite face aux flèches des Incas.

Puis en face de cette forteresse, il y a des ruines Inca, l’entrée est gratuite, le village Inca s’appelle Pinkuylluna, on monte dans la montagne par un chemin et de hautes marches, très rapidement on domine le village, superbe, à faire absolument !

On a un transport prévu à 13h pour rentrer sur Cuzco, il est bien à l’heure, sur le parcours nous passons à côté de plusieurs ruines Incas, notamment les très belles terrasses de Machoqolqa.

Dernier grand tour de ville, on repère quelques souvenirs possibles à ramener, et on termine à notre resto favori et pas che « Balcon del sol » !

Un petit mot sur des panneaux et pancartes visibles quasiment partout, dans les lieux publics notamment. Panneau vertical de couleur vert et blanc avec un gros S dessus et la phrase « Zona segura en casos de sismos », il s’agit d’indiquer à la population, que ici c’est une zone de sécurité en cas de séisme, eh oui, ici au Pérou, la terre tremble tous les jours, mais nous ne ressentons rien, samedi dernier, léger séisme à Lima par exemple, et depuis le début de l’année 2017, pas moins de 6200 secousses dans tout le pays entre 3,8 et 5,6 de magnitude. Bonne Nuit………

 

JOUR 13 : CUZCO (06/07/2017) Altitude 3400 mètres 2° à 24° Distance 0 kms Soleil

 

Journée à Cuzco aujourd’hui, on part de l’hôtel à pied, direction la cité Inca de Saqsayhuaman ou Saqsaywaman, elle se situe à 1 kilomètre en montée de notre hôtel. Ce site est somptueux et domine la vallée et la ville de Cuzco. C’est une cité ou un sanctuaire, où l’on trouve la plus grande concentration de pierres Inca, taillées et imbriquées parfaitement sans aucun mortier au Pérou. Il y a ici des mégalithes de 3 mètres environ, certaines peuvent peser 18 tonnes. Le mystère reste entier quant au déplacement de ces pierres puisque les Incas ne connaissaient pas la roue ! En tous les cas, les mystères Incas seront difficiles à percer, ils intriguent, c’est peut-être pour ça que 2 groupes d’archéologues travaillent devant nous !

 

Juste à côté, il y a un Christ blanc d’où le panorama permet de belles photos sur la ville. Nous resterons ici 3h et ferons 5 kilomètres à pied en tout.

Pause à l’hôtel, puis on repart pour un deuxième tour, il nous reste à voir le marché San Pedro. Ce marché est assez grand et conforme à ceux rencontrés ici au Pérou. Chaque zone a son domaine, artisanat, viande, ustensiles de cuisine, boulangerie, jus de fruits, restauration, fruits et légumes, épices et fruits secs, fleurs. Les prix sont bon marché. On se fait par la même occasion un petit goûter de rue, nous prenons des « enpenadas », petits chaussons fourrés à la viande ou au fromage.

Dernier petit resto à Cuzco, nous retrounons à notre restaurant favori, « el Balcon del sur », toujours exceptionnel ! Cette fois on goute le « cuy al horno », comprendre, cochon d’inde au four ! excellente chair, très fin !

J’ai oublié de préciser hier que dans les lieux publics, il y a des détecteurs de séismes aussi.

 

JOUR 14 : CUZCO>>>LIMA (07/07/2017) Vol direct LC Peru  Altitude 152 mètres 15° à 22° Distance 600 kms Couvert

 

Aujourd’hui, journée de transit, après le petit déjeuner, on attend notre taxi. Hier soir, en ville j’avais intercepté un taxi et demandé de venir aujourd’hui à 10h00 nous récupérer pour nous emmener à l’aéroport, à 9h55, il est bien là !

On arrive à l’aéroport de Cuzco, nous sommes sur un vol intérieur sur la compagnie LC Perù. 1h15 de vol et nous atteignons le pacifique et la capitale Lima. Le « garua » dont j’avais parlé lors du premier jour est bien là. L’hôtel nous a envoyé un taxi, qui est bien là, 45 minutes de trajet, Lima est très embouteillé. Voilà nous y sommes, notre hôtel est très central et modeste, 23€ la nuit, à la décoration coloniale authentique, il y a 2 paons sur le toit, original !

Comme on a faim, on part en ville en direction de la place centrale, on mange dans un petit resto. Puis petite balade dans le centre historique et la « Plaza Major », c’est superbe !

 

JOUR 15 : LIMA>>>PARIS (08/07/2017) Vol direct Air France 15° à 22° Couvert

 

Dernier jour, autant vous dire que c’était trop court, et que nous reviendrons !

Petit-déjeuner servi par un français dans cet hôtel original, toujours les animaux sur la terrasse, tortues, aras aux couleurs multicolores. Petit tour ce matin avant de partir pour l’aéroport, direction le marché central et le mini quartier chinois, quasiment sans chinois !

Le marché est très authentique, puisque nous ne croisons aucun touristes, il y a un monde fou, on peut y manger pour 6 soles (1€60 environ). Nous goutons d’ailleurs des mini-chorizos péruviens pour 1 soles 50 !

Quelques boutique de souvenirs où nous achetons les derniers cadeaux, puis on retourne à l’hôtel.

Lima étant très embouteillé, on part assez tôt pour l’aéroport, 1h15 de trajet. Nous enregistrons les bagages et passons la douane, au revoir le Pérou !

 

Expression : « C’est pas le Pérou »

 

Cela veut dire en général, « c’est pas grand chose » (par rapport au Pérou, POURQUOI…)

 

Le terme "Pérou" fait référence à l'Eldorado, ce pays parsemé d'or, où les Européens menaient des explorations afin de le trouver. Ce symbole de richesse qu'était le Pérou, a fait naître le mot "pérou" dans cette expression, pour désigner une fortune ou un trésor. De ce fait, la marque de la négation dans cette expression permet de qualifier quelque chose qui est sans importance, sans grand intérêt par rapport au Pérou qui lui a de la valeur.

 

Devise du pays : « Libre y Feliz por la Unión » : « Libre et Heureux par l'Union »

 

CONCLUSION PAR THEMES

 

Climat :

Dans l'absolu, la période la plus favorable s'étend de mai à mi-septembre mais sur la côte et à Lima de décembre à mars (attention saison des pluies).

Dans les sites archéologiques et l'Altiplano : de mai à mi-septembre (hiver austral) et également pour le trekking dans les Andes : de mai-juin à octobre (saison sèche, hiver austral) et enfin dans la forêt amazonienne : juillet-août.

 

Population :

Les peuples descendant des Incas, principalement Quechuas et Aymaras, représentent 45% de la population, suivis par les métis Européens/Amérindiens 37% et les descendants d'Européens 15%.

Dans les Andes et dans la forêt amazonienne, au contraire, la proportion de population amérindienne est beaucoup plus forte. Dans des villes comme Cusco, Puno, Huaraz, ou encore Cajamarca, et dans toute la campagne andine et amazonienne, la grande majorité de la population est très nettement amérindienne.

Il existe encore 13 à 18 tribus indigènes au Pérou, vivant en forêt amazonienne.

 

Vie quotidienne/mœurs :

La pauvreté est largement visible au Pérou, peu de gens possèdent une voiture par exemple. L’agriculture est très souvent manuelle, charrue à bœufs. Le travail des enfants a été abaissé récemment, il est aujourd’hui fixé à 12 ans.

L’accueil de la population est très chaleureux, on cherche à nous aider en cas de difficulté. Les habitudes vestimentaires sont conformes à l’image colorée, c’est rarement du folklore, c’est bien réel.

La cuisine péruvienne est très variée et bonne. Le choix est large, basé sur viande, poisson, légumes et fruits. Quelques plats typiques à goûter, « lomo saltado »-« ceviche »-« aji de gallina »-« cuy »-« papa a la Huancaína »-« pollo a la brasa°»-« anticuchos°», n’oubliez pas les « empanadas°» vendus dans la rue, petits chaussons fourrés à la viande ou au fromage, le tout arrosé du fameux « pisco Sour », apéritif typique d’Amérique latine !

 

Sécurité :

La sécurité générale au Pérou s'est plutôt améliorée. La police est très présente dans les zones touristiques, et la loi tend à punir plus sévèrement une attaque contre un touriste que contre un Péruvien. Reste que les vols et les agressions ne sont pas rares à Lima et dans des villes comme en France, pour notre part, nous n’avons ressenti aucune insécurité.

 

Transports :

Le réseau de transport aérien ou routier est excellent, plusieurs aéroports sont répartis dans le pays et des compagnies de bus relient facilement les grandes villes. La location de voiture est possible, les routes sont en bon état.

 

Argent :

La monnaie nationale est le nouveau sol, le dollar américain et l’euro sont très répandus, à Aguas Calientes, tout peut être payé en $. Des distributeurs de billets sont disponibles partout, idem pour le change.

 

Langues :

Il y a 3 langues officielles, espagnol, quechua, aymara. Sachant que le quechua et l’aymara sont des langues maternelles, l’espagnol est apprit à l’école.

 

Altitude :

Le mal d’altitude (ou mal aigu des montagnes, alias soroche) est dû à une carence en oxygène (plus pauvre en altitude) et tout le monde peut être concerné ; il n’y a absolument aucune corrélation avec la forme physique ou le style de vie. Il peut apparaître à n’importe quelle altitude au-dessus de 2 500 m et à n’importe quel moment. Quelques effets : maux de tête, souffle court, nausées, vision momentanément brouillée, saignement de nez, perte d’appétit, insomnie, fatigue anormale. Dans la plupart des cas, ces troubles disparaissent au bout de quelques jours si l'on observe scrupuleusement quelques règles de base. Pour absorber plus d'oxygène, le corps doit aussi produire plus de globules rouges : donc, règle d'or, éviter tout effort inutile, mesurer ses gestes, marcher lentement, respirer doucement à pleins poumons, ne pas courir. Les fumeurs devront idéalement réduire leur consommation. De même, il n’est pas conseillé de prendre des somnifères ni de boire de l’alcool. À l’inverse, consommer beaucoup d’eau, de thé ou de soupes. La feuille de coca reste un remède courant. Vous pouvez la mastiquer ou, le plus courant, la boire en infusion, le mate de coca.

 

Hébergement :

C’est le domaine où votre budget sera faible, l’hébergement peut démarrer à 10€ la nuit (dortoir) à 100€ (luxe), eau chaude très rependue, chauffage présent en altitude. Le petit-déjeuner est souvent inclus, ainsi que le wi-fi.  Chez l’habitant, cela est aléatoire, les couvertures en alpaga remplaceront le chauffage, parfois eau froide aussi, wi-fi rare.

 

A voir/A faire :

Côtoyer l’histoire des Incas et de la conquête espagnole bien sûr, au travers des vestiges Incas somptueux de la vallée sacrée ou des centres-villes coloniaux. Principaux sites : Cuzco, capitale de l’empire Inca, une ville coloniale construite sur des soubassements Inca. La vallée sacrée depuis Cuzco au Machu Picchu par le chemin de l’Inca ou en empruntant le train le plus haut du monde. Aussi l’Altiplano, le canyon Colca, la ville coloniale de Arequipa, on n’oublie pas la civilisation Nasca et ses fameux géoglyphes mystérieux...La forêt amazonienne pour les plus aventureux, aller à Puerto Maldonado.

 

Les Incas :

La civilisation inca est une civilisation précolombienne du groupe andin. Elle prend naissance au début du XIII siècle dans le bassin de Cusco dans l'actuel Pérou et se développe ensuite le long de l'océan Pacifique et de la cordillère des Andes, couvrant la partie occidentale de l'Amérique du Sud. À son apogée, elle s'étend de la Colombie jusqu'à l'Argentine et au Chili, par-delà l'Équateur, le Pérou et la Bolivie.

Elle est à l'origine de l'empire inca, l'un des grands royaumes de l'Amérique précolombienne. Cet empire avait pour chef suprême le Sapa Inca. L'empire inca fut conquis par les conquistadors espagnols sous les ordres de Francisco Pizarro à partir de 1532.

L'une des grandes singularités de cet empire fut d'avoir intégré, dans une organisation étatique originale, la multiplicité socioculturelle des populations hétérogènes qui le composaient.

 

Les conquistadors :

La conquête de l’Empire inca désigne, dans l'historiographie, l'annexion du territoire Inca, à l'Empire espagnol à partir de 1532 (date de la capture de l'Inca Atahualpa). Néanmoins, même si les évènements les plus significatifs ont eu lieu entre 1531 et 1534, lors des expéditions des conquistadors Francisco Pizarro et Diego de Almagro, la conquête est la conséquence directe de la première expédition espagnole de Pascual de Andagoya, en 1522, et elle s'achève à la fin de la résistance inca, en 1574.

 

 

Hasta Pronto !!!

@ bientot pour d'autres aventures...

 

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01/10/2017
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